Les agents IA, et les garde fous qui vont avec
Une partie des sujets que l’on nous confie demande de comprendre un texte écrit librement, pas seulement de déplacer des données. Ces sujets s’appuient sur un modèle de langage, une brique très utile à condition de savoir ce qu’elle sait faire, ce qu’elle rate, et où on lui interdit d’aller.
Ce qu’un modèle de langage sait vraiment bien faire
Quatre choses, mieux qu’une règle écrite à la main.
- Comprendre
- Retrouver l’intention derrière une phrase mal écrite, pleine de fautes et de vocabulaire maison.
- Classer
- Ranger une demande dans une liste de catégories que vous avez définie, même quand rien dans le texte ne ressemble au libellé.
- Résumer
- Ramener un long échange de messages à ce qu’une personne a besoin de savoir avant de répondre.
- Extraire
- Sortir d’un document les quelques informations utiles, une référence, un nom, une échéance, jamais rangées au même endroit.
Ces quatre capacités portent sur du texte que personne n’a rangé d’avance, le terrain où une règle classique échoue. C’est le seul pour lequel nous ajoutons un modèle.
Ce qu’il fait mal, et il le fait avec aplomb
Un modèle ne sait pas qu’il ne sait pas. Devant une question dont la réponse n’est pas dans ce qu’on lui a donné, il ne s’arrête pas et ne prévient pas. Il produit une réponse plausible, bien écrite, dans le bon ton, avec le vocabulaire de votre métier, et fausse. Une référence de commande qui ressemble à une vraie. Une date d’échéance cohérente et inventée.
Deuxième défaut, il n’est pas parfaitement stable. La même demande soumise deux fois peut ressortir formulée autrement. Pour rédiger un brouillon c’est sans conséquence, pour décider cela en a. Ces défauts ne se corrigent pas en demandant au modèle d’être sérieux, ils se contiennent par la façon dont on le branche.
Nos règles, identiques sur tous les projets
- Un agent propose, un humain tranche
- Dès qu’une action engage l’entreprise, un message à un client, un geste commercial, un engagement de délai, la machine prépare et une personne valide. Le gain reste entier, préparer prend du temps, relire non.
- Chaque action laisse une trace lisible
- On doit pouvoir rouvrir un dossier et lire ce que l’agent a reçu, ce qu’il a répondu et sur quoi il s’est appuyé. Sans elle, le premier incident se transforme en enquête.
- Un budget d’actions borné
- Un agent capable de se rappeler lui même tourne en rond très longtemps, et chaque tour coûte. Le nombre d’appels est plafonné, au bout il s’arrête et prévient.
- Une sortie contrainte
- On ne demande jamais un texte libre quand on attend une catégorie. La réponse vient d’une liste fermée, et toute valeur hors liste part en revue humaine.
- Le doute est une réponse valable
- L’agent a toujours le droit de répondre qu’il ne sait pas, et ce cas remonte à quelqu’un. C’est la règle la plus simple, et celle qui évite le plus de dégâts.
Un agent qui écrit à un client sans relecture
C’est un risque commercial, pas un gain de temps. Un message parti est parti. Il engage votre entreprise sur un prix, un délai ou une garantie, et le client en garde la preuve dans sa boîte mail. Vous devrez alors choisir entre honorer une promesse que vous n’avez pas faite, ou expliquer à quelqu’un que votre machine a raconté n’importe quoi.
L’agent rédige le brouillon complet, contexte du dossier compris, et le dépose dans la boîte d’envoi de la personne concernée. Elle lit et elle clique. La lecture prend quelques secondes, la rédaction en prenait bien plus. C’est la forme que nous appliquons sur le traitement du support par mail.
Une nuance, une réponse automatique dont le texte ne varie pas n’est pas un agent. Rien à relire, cela peut partir seul sans risque.
Où nous ne mettons pas de modèle du tout
Quand une règle simple suffit, nous écrivons la règle. Un fournisseur toujours rangé au même endroit, un mot présent dans un objet de message, un montant au dessus d’un seuil, tout cela se traite sans modèle, sans surcoût et toujours à l’identique. Ajouter un modèle là où il n’est pas nécessaire coûte de l’argent à chaque passage et complique le diagnostic. La plomberie de la chaîne reste donc classique, comme décrit sur la page agence n8n, et le modèle n’intervient que là où il y a du texte à comprendre.
Ce qui se tranche avant de construire
Les questions qui reviennent portent sur ce qui sort de chez vous et sur ce qui pourrait servir à entraîner un modèle. Elles se décident avant de construire, et nous y répondons sur la page sécurité et hébergement.
Si vous hésitez entre cette famille et une automatisation classique, décrivez nous votre cas. La réponse tient souvent en une question, faut-il comprendre du texte, ou seulement le déplacer.
